Blog d’un Anglois aux internautes du monde
La France est un pays surprenant. Je ne sais d ailleurs qui de la France ou des francois est reellement le plus surprenant. Capable du pire comme du meilleur, ayant oublié qu’ils ont combattu les privileges il y a de cela bien longtemps et s’idealisant encore de nos jours comme un pays ardent defenseur de ces absurdites sur des echasses que sont les droits naturels, il semble néanmoins que ce pays ait enfin commencé a apprendre de mes écrits.
Il apparait donc que les traductions d’Etienne Dumont aient rendu quelque justice a mon travail sur les Tactiques des assemblées politiques déliberantes et que, par consequent, mon francois n’etoit pas si mauvais.
J’ai en effet appris durant l une de mes longues promenades quotidiennes sur internet que des députes francois, trois députes socialistes – René Dosiere, Arnaud Montebourg et Jean-Jacques Urvoas – pour etre précis, ont decidé de rendre public les depenses liees à l’enveloppe de frais parlementaires qu’ils percoivent chaque mois (IRFM). Je tiens d ailleurs a signaler que la presse francoise auroit tout de meme pu me contacter ou que l’un de ces deputés auroient pu me remercier de l’avoir guidé dans son action. Mais je ne sais pas si je préfere ne pas être cité ou être tout simplement caricature comme c est le cas dans ce blog.
Fort heureusement, la reaction du Tribunal de l’Internet ne s est pas faite attendre puisque plus de cent quatre vingt douze commentaires debatent le contenu de cet article.
Sur cet exposé qui a retenu mon attention, revenons quelques instant et voyons ce dont il est question. Cette publication de l utilisation des dépenses parlementaires vise tres clairement un but de transparence. Comme le signale Jean-Jacques Urvoas: Je veux apporter ma pierre a la transparence necessaire
Voilà pour les faits. Mais que dire de la suite des evenemens ? Je ne peux que regretter que cette excellente démarche n ait pas été suivi par l’ensemble des deputés. Quant aux reactions des autres deputés, elles sont dommageables. Comme le signale cet article, les reactions sont pour le moins mitigees. Alors que des deputés rejettent totalement la transparence de leurs depenses, d’autres constatent que l on devroit avoir depasser cette question arguant que cela n’est qu’un « coup de pub » ou que « cela ne regarde pas forcément le concitoyen ! La transparence a ses limites. » Arretons la les declarations fallacieuses ! Comment se peut il qu une telle phrase soit prononcee par un deputé elu par le peuple et qui se doit de lui rendre des comptes ? A moins que cette personne n ait totalement oublié ce qu’est reellement sa fonction… Plus encore lorsque deux de ces mêmes deputés socialistes demandent lors du débat sur la reglementation de l’assemblée que les deputés presents en seance soient pointés, que leur répond-on ? « Et l etape d apres, c est le bracelet électronique ? » Mais pensent ils reeellement que c est en se soustrayant au regard du peuple, des citoyens qu ils agiront de la meilleure maniere possible ? Remarquons que la transparence de leurs depenses n en est que le premier pas vers une transparence plus generale de l’ensemble de l appareil etatique. Les deputés et de maniere general l’Etat doivent rendre des comptes aux citoyens.
L’intuition de ces deputés ne fait que renforcer ma certitude sur la necessité d etablir des regles a l egard de l organisation des debat parlementaires. Les deputés ne sont pas au dessus des lois, leur travail ne consiste pas a elaborer des lois sans aucun respect et sans aucune prise en compte des intérêts du peuple. Pour que l’on lutte contre cette tendance, il faut quelques mesures simples a mettre en place :
Premiere amelioration. Elaboration d’un code vestimentaire permettant d identifier les deputés presents dans l hemicycle.
Deuxieme amelioration. Tenue d’un registre de presence imprimé et mis a la disposition du public a la fin de chaque seance.
Troisieme amelioration. Enregistrement des débats qui seront ensuite mis a la disposition du public.
Quatrieme amelioration. Incorporation des citoyens dans le débat parlementaire par le biais des ecoles de legislation.
La question de la transparence depasse donc de loin le simple compte rendu des depenses de l enveloppe parlementaire. Si certains remettent en cause cette derniere, ce seroit cependant une erreur de la supprimer.
Il me semble que je vais ecrire des aujourd’hui un email au President francois afin de lui faire part de ma position. Il me faudroit d’ailleurs peut-etre pensé a une version moderne de mes Tactiques qui pourroient alors servir de guide a une reforme de la reglementation de l’Assemblée parlementaire francoise.
Je ne peux que me feliciter que certains deputés prennent maintenant conscience de la pertinence de mes travaux. Comme disent les francois : « Mieux vaut tard que jamais ».
Votre tres humble serviteur.